Le rôle des perturbateurs endocriniens dans l’apparition des lymphomes

Un perturbateur endocrinien est une molécule qui bloque ou modifie l’action d’une hormone et perturbe le fonctionnement normal d’un organisme.

Régulièrement ils sont mis en cause dans l’apparition de cancers mais à l’heure actuelle le lien de causalité n’est pas toujours prouvé.

Pourtant, la fréquence des lymphomes n’a cessé d’augmenter ces trente dernières années dans les pays industrialisés.

Des études ont montrées que l’exposition aux pesticides, aux solvants organiques (Benzène, solvants chlorés, teintures capillaires) et aux poussières de bois sont associés à une augmentation du risque de lymphome.

 

  • Pesticides :

Lorsqu’on parle de pesticides, cela inclut les herbicides, fongicides, insecticides, nematocides, acaricides, rodenticides, molluscides et algicides.

Certains lymphomes sont plus fréquents chez les agriculteurs que dans le reste de la population. D’ailleurs, depuis juin 2015, la MSA reconnaît le lymphome malin non hodgkinien comme maladie professionnelle. Bien sur, la procédure qui permet de faire le lien entre le cancer et le travail est très complexe et donc difficile à faire reconnaître.

Dans les faits, 14 millions de Français vivent en zone rurale et beaucoup à proximité d’exploitations agricoles. Plusieurs textes de lois visent à limiter l’exposition aux pesticides. Par exemple, un arrêté de 2006 précise qu’il faut « mettre en œuvre les moyens appropriés pour éviter que les produits phytopharmaceutiques ne soient entrainés en dehors de la parcelle traitée » et qu’il est « interdit de traiter si le vent souffle à plus de 19km/h ». Un autre arrêté de 2011, « interdit de traiter à une limite de 50m autour des établissement accueillants des personnes vulnérables ».

Quelques exemples de cas à travers la France :

A Peignac en Gironde, avec l’épandage de pesticides dans les vignes qui jouxtent l’école, on observe 5 fois plus de cas de cancer chez l’enfant qu’ailleurs !

En Bretagne, le Groupe Triskalia (Agro-alimentaire) est attaqué par des salariés atteints de lymphome et leucémie qui explique avoir été exposés à des fongicides, raticides et autres pesticides durant des années sans protection adaptée.

 

Il existe une carte qui permet de voir les départements les plus exposés aux pesticides. En haut du podium, on retrouve la Loire Atlantique, suivit par la Marne et la Gironde.

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/enquete-cash-investigation-quels-pesticides-dangereux-sont-utilises-pres-de-chez-vous_1294797.html

 

Il y a également le Glyphosate présent dans le désherbant Round’up qui fait débat dans toute l’Europe et dont les discussions sont toujours en cours pour déterminer son implication dans l’origine de cancer et si on doit interdire son utilisation.

 

https://www.generations-futures.fr/publications/pesticides-sante-brochure/

 

  • Dioxines :

Ce sont des polluants organiques persistants. Elles sont produites lors du processus de combustion et s’accumulent dans la chaine alimentaire. Les aliments les plus contaminés sont les viandes, les poissons, les œufs ou encore les produits laitiers.

On sait que les dioxines ont un lien direct avec le lymphome. Avec les nouvelles lois, les nouveaux incinérateurs doivent se conformer à certaines règles afin de limiter leur rejet.

Dans l’Hérault, l’incinérateur d’ordures ménagères est suspecté de recracher dans l’air des dioxines, hydrocarbures et métaux lourds car depuis 1999, date de l’installation, on observe une surincidence de cancer dans la zone exposée.

 

 

« Que choisir » actualise régulièrement la liste des ingrédients potentiellement nocifs contenus dans les cosmétiques et produits du quotidien et pointe du doigt les marques qui les utilisent dans leurs produits.

Voici la liste actualisée :

 

https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/

 

« Même Cosmétiques », une nouvelle marque qui propose des produits adaptés aux femmes pendant le traitement du cancer publie la liste des ingrédients à proscrire et qui n’entrent pas dans la composition de ses produits.

www.memecosmetics.fr

 

Pour l’instant, les chercheurs étudient toujours les effets de tous ces perturbateurs endocriniens sur nos organismes et nous verront dans les années à venir les résultats de ces études.

 

Sources : www.cancer-environnement.fr

www.leparisien.fr

www.pourquoidocteur.fr

www.60millions-mag.com

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