La fatigue après cancer 

La fatigue est un effet secondaire (des traitements et de la maladie) qui reste présent pendant plusieurs mois après la fin des traitements. Elle peut devenir très problématique dans la vie quotidienne et lors de la reprise du travail.

Aujourd’hui, cette fatigue commence à etre prise en charge. J’ai participé à un atelier via la Ligue contre le Cancer, animé par un médecin.

Qu’est-ce que la fatigue après cancer ?

La fatigue se caractérise à 3 niveaux :

• Le physique : épuisement physique, mauvaise nuit, se lever en étant fatigué, des coups de fatigue, un repos non récupérateur, un manque d’énergie.

• Le moral : pleurs, angoisses, épuisement moral, ralentissement intellectuel, troubles de la mémoire, de la concentration, difficultés à gérer le stress.

• Le ressenti : frustration, subir, inquiétude, comment vais-je finir ma journée ?

Afin de bien comprendre la fatigue qu’on subit après cancer, il faut savoir que cette fatigue ne se voit pas sur notre tête. Cela entraine une incompréhension de la part de l’entourage ou des collègues de travail (d’où des cas de discrimination au travail). Pour une personne « normale », la fatigue va être dû au fait qu’on a trop fait la fête mais, dans notre cas, le repos reste inefficace. On peut dormir mais on se levera quand même fatigué ! Et puis, il faut dire que par rapport à une personne fatiguée nous, c’est puissance dix ! (et encore je suis gentille). Il est très  difficile d’expliquer cette fatigue ce qui augmente l’incompréhension de l’entourage.

Cette fatigue à des répercussions :

• Dimension physique : manque d’énergie, besoin de repos.

• Dimension affective : manque de courage, syndrome anxio-dépressif, besoin de s’efforcer à faire une activité.

• Dimension d’humeur : irritabilité.

A quoi est dû cette fatigue ?

Les causes de la fatigue au cours du cancer :

• Anémie (durant les traitements principalement).

• Douleurs.

• Réduction d’activité, déconditionnement physique.

• Troubles du sommeil.

• Troubles de l’humeur, dépression, anxiété.

• Comorbidité, troubles hormonaux, HTA-diabète, infections, troubles cardiaques, troubles pulmonaires, troubles rénaux, troubles neurologiques.

Dans la population générale, la fatigue touche 15 à 28% de la population. Chez les patients ayant eu une chimio, cela concerne 80 à 100%. Généralement la fatigue se fait sentir 2 à 3 jours après le traitement puis diminue progressivement. Cette fatigue est cumulative et augmente de façon régulière au fur et à mesure des cures.

Avec la radiothérapie, on ressent plus la fatigue en fin de semaine mais, cette fatigue n’est pas persistante (surtout dans la dimension cognitive).

Cette fatigue persiste et touche encore 50% des patients, 9 mois après les traitements. Dans certains cas extrême, elle peut durer jusqu’à 10 ans.

Elle peut aussi être plus importante en raison de troubles du sommeil et de la ménopause.

Quels sont les solutions ?

Economie d’énergie :

• Hiérarchiser les objectifs journaliers.

• Déléguer.

• Reporter les taches non prioritaires.

• Répartir les taches de la semaine.

• Fractionner les activités.

• Ne pas gaspiller son énergie.

Avoir des activités distrayantes : Notion de plaisir.

La sieste n’est pas contre-indiquée. L’idéal est de faire une sieste courte (20 min). Il ne faut pas que cette sieste ai une répercussion sur le sommeil.

Intervention psychologique :

• Verbalisation.

• Rechercher et traiter les symptômes anxio-dépressifs.

• Intervention du psychologue.

• Rôle du psychologue.

Il faut privilégier les thérapies cognitives et comportementales (TTC) : cela permet de rester centré sur le symptôme et restaure la concentration et la capacité cognitive. Www.aftcc.org

Les troubles du sommeil touchent 30 à 75 % des patients atteints de cancer.

Il est important d’avoir une activité physique adaptée. Cela peut être :

• Activité physique et de loisirs.

• Activité de déplacement.

• Activité professionnelle.

• Activité domestique.

On mesure l’activité physique (plus ou moins intense). Il faut savoir que faire son ménage, aller faire ses courses, etc,  fait aussi parti de l’activité physique.

L’activité physique permet d’améliorer la qualité de vie et réduit le risque de récidive.  Ainsi, les symptômes de la fatigue diminuent de 36%. C’est d’ailleurs le seul traitement validé en oncologie pour lutter contre la fatigue !

Attention, pour que cette activité physique soit réellement efficace, il faut respecter quelques règles :

• Elle doit mobiliser les 4 membres (bras + jambes).

• Il faut la débuter dès la prise en charge du cancer (y compris pendant les chimios).

• Cardiotraining : 40 min 3X par semaine et d’une intensité modérée à intense.

• Renforcement musculaire : idéalement 2 X par semaine.

• Approches psycho-corporelles : yoga, méditation, acupuncture.

Il faut aussi être vigilant car cette fatigue peut aussi être liée à une dépression. Il est d’ailleurs souvent difficile de faire la différence entre les deux. C’est pour ça que vous devez parler de cette fatigue avec votre hématologue ou médecin traitant afin qu’il pose le bon diagnostic.

Voila, vous avez tous les éléments. Rassurez-vous, cette fatigue est temporaire et va s’estomper si vous suivez ces quelques consignes. Je sais que cette fatigue est très frustrante mais, ça va passer …. Il faut (encore) être patient…

 

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