Le jour où…j’ai appris que ma soeur avait un cancer

Un coup de tonnerre. Une tempête. Une vague. Un tsunami.
Un couperet.
Après des semaines d’examens, la sentence tombe : c’est un cancer.

La vie est étrange. Au moment des traditionnelles résolutions de début d’année, la mienne, pour 2016 était de passer plus de temps avec ma sœur.
La vie est cruelle : en mars, au lieu de cours de cuisine, goûter d’anniversaire et sorties en famille, on annonce chimio – 6 mois minimum -, hospitalisation, ponction, cancer à un stade avancé…
Le choc de l’annonce laisse place à une immense tristesse, à l’angoisse, à la peur. A l’incertitude la plus totale.
Où serons-nous l’année prochaine pour fêter nos anniversaires ? Quand est-ce que mes enfants reverront leur tata chérie? Comment vont se passer les traitements ? Et si elle ne guérissait pas ?

Les jours suivants des dizaines de questions – sans réponses pour la plupart- encombrent incessamment mon esprit : Pourquoi elle ? Pourquoi nous ? Comment peut-on avoir un cancer si jeune ? Quelle en est la cause ? Pourquoi n’avons-nous rien vu avant ?
Et chaque matin, après une nuit sans sommeil « Et si finalement tout cela n’était qu’un cauchemar…? ».

La vie est injuste. J’aurais tant aimé pouvoir prendre un peu de son fardeau. On aurait pu partager les chimios. A moi la chute des cheveux (je me suis assez plaint de ma tignasse que je n’arrive pas à dompter !). Pour moi aussi, qui connaît déjà le bonheur d’être maman, la stérilité.

Finalement, devant l’inacceptable, Noémie m’a montré la voie.

Dès le départ, malgré le choc, les angoisses, la douleur, elle a décidé que son cancer, elle le terrasserait avec son courage, sa joie de vivre, son caractère et sa générosité !

Elle a transformé le moment tant redouté de la coupe de cheveux « pré-chimio » en don de sa belle et longue chevelure blonde à l’association « Solidhair ». Elle s’est toujours retenue de craquer devant moi, même si cela devait être très difficile.
Nous avons partagé ensemble des éclats de rire, bu pas mal de thé, fait du shopping, dégusté des gâteaux dans les nombreuses cafet’ des hôpitaux visités… et la vie a continué, malgré tous les changements, la fatigue, les traitements, la peur.
Savourer chacun de ces moments passés ensemble a été un grand réconfort. Ma soeur me l’a montré : la vie est un combat.

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